Rentrée scolaire 2020 : j’inspire…j’expire…aum!

Cette année, nous vivons une rentrée scolaire sous le signe de la sécurité sanitaire. Pour s’ajuster à cette nouvelle réalité, plusieurs adaptations ont dû être faites. Après les services de garde d’urgence et la distanciation à respecter lorsque les écoles ont rouvert au mois de mai, il faut maintenant respecter les fameux groupes classes.  En conséquence, pour plusieurs écoles, l’organisation de la période du dîner a complètement été chamboulée. En date du 1er septembre, aucune consigne claire n’a encore été donnée par le ministère! C’est à l’école et au service de garde de s’organiser, et ce, sans ressource additionnelle.

En passant en revue les réseaux sociaux en lien avec la garde scolaire, je constate toutefois qu’il y a un bon nombre de personnel éducateur et technicien qui fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et d’une grande créativité. Je suis vraiment impressionnée de voir la quantité de partages d’informations et de suggestions d’activités éducatives adaptées. Tous ont à cœur de voir au bien-être et à la sécurité des élèves.

Lorsque je suis allée donner la formation Ensemble pour des contextes de repas plus conviviaux dans une école le 27 août, le personnel éducateur a soulevé une nouvelle préoccupation. Malgré que les élèves aient 30 minutes pour manger, ce qui, en principe, est suffisant pour la majorité des élèves, il y a toutefois quelques élèves qui n’arrivent pas à terminer leur repas dans ce temps. Cette situation met une pression importante auprès de ces élèves « escargots de la fourchette », car il est maintenant impossible de les regrouper dans un local dédié pour terminer leur repas, en raison du non-respect des groupes classes.

J’entrevois deux solutions possibles :

Option 1 : Demander à ces élèves de cesser de manger lorsque la période se termine et, sachant qu’ils ne sont probablement pas rassasiés de leur repas par manque de temps, leur suggérer de compléter leur repas au moment de la collation. Encore faut-il que la période de collation soit suffisamment longue, et qu’il n’y ait aucune restriction d’aliments imposée par l’équipe-école.

Option 2 : Trouver un local ou un endroit dédié pour envoyer les élèves terminer leur repas. Encore faut-il trouver ce local, que la distanciation soit respectée à travers les bulles, et qu’il y ait un intervenant pour encadrer ces élèves.

Dans le cas cité en exemple, l’école accorde 30 minutes à la période de repas, ce qui est quand même acceptable. Malheureusement, j’ai eu vent d’écoles qui n’accordaient que 18 minutes à la période du dîner. Je n’ose même pas imaginer le désarroi que peuvent vivre les élèves naturellement lents à manger!

Pour en savoir davantage, lire le billet de blogue qui prend son temps dîne mieux! paru le 8 octobre 2019. Un enjeu qui semble exacerbé par les mesures sanitaires dans de nombreuses écoles.

Vivez-vous cette problématique dans votre milieu? Auriez-vous d’autres astuces à partager?  Je suis très curieuse de vous entendre! Je vous invite à m’écrire à lucie.laurin@gardescolaire.org.

 

À propos de Lucie Laurin

Diététiste de formation, Lucie a été intervenante École en santé et impliquée pour la politique alimentaire et les saines habitudes de vie dans les écoles et les services de garde en milieu scolaire depuis de nombreuses années. Elle a notamment complété une certification de nutrition en santé publique en 2015.

Lucie Laurin Dt.P. – Chargée de projet et formatrice
450 670-8390 poste 232
lucie.laurin@gardescolaire.org